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ENCRES VEGETALES – Artistes Magazine

Encre d'enluminures de l'Artisan Pastellier
Les encres végétales de l’Artisan Pastellier
L’Artisan Pastellier

Depuis plus de trois mille ans, les artistes utilisent l’encre pour le dessin et la peinture. Si les méthodes traditionnelles perdurent, bien d’autres sont apparues. Histoire d’un médium qui fascine par ses multiples aspects et applications.

Végétales

Ces encres 100% végétales peuvent être utilisées pour l’enluminure, le calligraphie, à la plume, au calame, au pinceau, pures ou en lavis.

LES PLUS :

Les encres végétales sont fabriquées à base d’extraits végétaux connus pour leur qualité tinctoriale, apportant ainsi des tons authentiques. Esthétiques, les encriers de 30 ml sont cachetés à la cire.

Dossier L’encre par Anna LAMOTTE
Artistes Magazine n°151 – Mai Juin 2011 – page 44

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PASTEL – UN PATRIMOINE DE CLASSE MONDIAL

Mercedes magazine propose une visite guidée d’Albi suite au classement par l’UNESCO qu patrimoine mondial de l’humanité l’été drenier, la CITE EPISCOPAL D’ALBI, dans le Tarn, accueille quotidiennement des visiteurs du monde entier.

Le quartier du Vieil ALBY, écrin du joyau qu’est la Cathédrale, et L’artisan Pastellier ont été mis à l’honneur dans cet article.
extrait : Attenant, le quartier de Castelnau, formé entre le XIIe et le XIIIe siècle avec l’accord des trois puissances qui dominaient alors la ville – Le comte de Toulouse, l’évêque d’Albi et le comte de Trencavel – témoigne déjà d’une volonté d’organiser l’espace avec un tracé régulier, des voies plus droites et plus larges. Au croisement des rues Puech-Bérenguier et de la Croix-blanche, on tombe sur la maison du Vieil-Alby, qui associe briques et pan de bois. Au dernier étage, ses propriétaires ont conservé le soleilhou, grenier à ciel ouvert où l’on faisait sécherle pastel, la fameuse fleur bleue. En face, la vitrine colorée de l’Artisan Pastellier invite à pousser la porte de la boutique, où Didier BOINNARD pratique encore des méthodes de fabricaton artisanales.. Ici, comme l’atelier voisin de la Forgeronnette, on perpétue des savoir-faire ancestraux.

 

Mercedes magazine
Hiver 2010 – p36 à 41

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PIGMENTS naturels – Artistes Magazine

Les pigments naturels de l'Artisan Pastellier une sélection d'Artsites Magazines

Artistes Magazine à sélectionner les pigment sde l’Artisan Pastellier avec une dizaine d’autres marques, notamment Okhra et les Couleurs du Quai. Cette sélection est accompagnée d’un article très complet sur leur mise en oeuvre.

Raretés
L’artisan Pastellier propose soixante-dix pigments purs (ocres, oxydes, terre de sienne, fluos, métalliques), non coupés de charges, avec trois types de contenances : 50, 200, 500 ml

LES PLUS
Un choix important de pigments rares comme les laques de garance, de noyer, de gaude, les bleus de pastel, de manganèse ou végétal et le magenta de quinacridone.

Artistes Magazine N° 149
Janvier / février 2011
p44 à 45
Pigments naturels – Dossier « Les pigments »

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PASTEL – Lautrec. Week-end peintures avec Les pinceaux de Cocagne

Lautrec. Week-end peintures avec Les pinceaux de Cocagne
Du 04/09/2010 au 05/09/2010

Pour cette occasion le prix offert par L’artisan Pastellier se composait d’un coffret de pastel tendre.

Le prix de l’Artisan Pastellier 2010 a été remis à Monsieur Pierre GARCIA de MONTAUBAN.

Publié le 02/09/2010 11:46 | LaDepeche.fr
La remise des prix se fera le dimanche 5 à 17h 30.

En invitant des artistes de toutes régions à venir peindre dans ses rues pittoresques les 4 et 5 septembre Lautrec veut installer une nouvelle dynamique dans cette période qui n’est plus l’été des vacances mais celui très doux où l’on prend le temps de flâner.
Les visiteurs seront donc les bienvenus, et si vous êtes artiste n’hésitez pas à vous inscrire, il suffit d’appeler le 06 77 74 35 59. Paul Vernazobres qui s’est vu confier l’organisation souhaiterait que cette première soit une belle première « A l’instar du festival national de peinture organisé par Magné-Animation dans le Poitou, même si nous n’avons pas la prétention de faire aussi bien».

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Encres végétales – Artistes Magazine n°145 – mai juin 2010 – pages 24 e 25

Source : Article de Bernadette DUBUC, essais réalisés par Alain MARC, Claire DUPOIZAT et Fleur DESCHAMPS.

Naturelles à 100%, élaborées selon des recettes anciennes, les encres végétales ravivent les couleurs du passé.

Issues pour la plupart des tanins d’arbres et d’arbustes, les encres végétales de l’Artisan Pastellier sont fabriquées selon des recettes traditionnelles que Didier BOINNARD, chimiste et Claire DELAHAYE, historienne de l’art, ont fait renaître en 2000.

Ces encres, supplantées au XXe siècle par la pétrochimie, étaient pourtant largement employées par le passé.

On trouve leur présence dans les manuscrits anciens. Le noir de campêche, par exemple, a été utilisé depuis le Moyen Âge jusque dans les années 1920 comme encre noire, et le rouge de brésil permettait aux enlumineurs de réaliser les carnations.

Signe qu’elles ont su résister à la lumière et au temps.

Moins résistantes néanmoins que les encres permanentes, mais plus stables que les encres à base de colorant, elles sont aujourd’hui encore élaborées de manière artisanale dans la région albigeoise, à partir de plantes cultivées comme la gaude (une espèce protégée dont la cueillette est interdite) ou le noyer de d’arbres en provenance de forêts d’Amérique centrale et du Sud.

Ces encres très particulières s’utilisent aussi bien pour la calligraphie que la peinture, au pinceau ou à la plume et donneront aux œuvres une certaine patine. En lavis comme à l’aquarelle, elles gagnent en transparence et devraient convenir à tous les amateurs d’authenticité.

Les essais techniques
Bilan des essais réalisés par Alain Marc sur du Montval 300 g/m2.

« Des possibilités multiples »
Testé par Alain MARC, artiste aquarelliste

J’ai travaillé en atelier d’après croquis et note de terrain. J’ai trouvé ces encres agréables à utiliser, l’odeur du violet de sureau par exemple s’ajoutant aux autres aspects positifs. La dilution partielle de l’encre après séchage permet un usage simultané graphisme/lavis intéressant et les nuances se marient bien entre elles par mélange. Attention toutefois à la concentration de certaines teintes en lavis qui peuvent satiner ou briller à la surface du papier ainsi qu’au rapport pigment/eau qui peut provoquer, s’il n’est pas maîtrisé, précipités et cernes.

Alain Marc organise deux séjours de carnets de voyage : au Vietnam du 13 au 28 octobre et « De Collioure à Cadaquès » du 12 au 18 septembre 2010.

Alain MARC, Le Berger cévenol, lavis sur papier Montval, 300g/m2, 24 x 32 cm.

 Un produit naturel étonnant »
Testé par Claire DUPOIZAT, artiste carnettiste

J’ai testé ce produit comme j’utilise mes encres habituellement : sur du papier népalais.

J’aime la surprise que provoque l’encre lorsqu’elle diffuse sur le support.

Il m’a été très difficile d’ouvrir les flacons. Il faut s’armer d’un cutter pour oter la couche de cire qui les recouvre, laquelle part en éclat… (Il suffit en fait de tourner le bouchon pour ouvrir le flacon sans problème).

En revanche, elles sentent bon, c’est là un produit naturel, et elles ne tâchent pas trop.

Elles manquent un peu de pigment, le bleu est kaki, les rouges sont bruns, mais diffusent une matière douce, un peu fade à mon goût, mais étonnante.

Claire DUPOIZAT, concert de Dom Paulin, encre de Chine et encre végétales, 15 x 20 cm.

« Un petit air du passé »
Testé par Fleur DESCHAMPS

Amoureuse de la nature, j’aime dessiner - bien modestement – arbres et plantes.

Ces encres ont donc doublement piqué ma curiosité.

Belle première impression avec ces flacons à l’ancienne. Pour les ouvrir, j’ai commencé à attaquer la cire au couteau mais il suffit de dévisser le bouchon et la cire à cacheter reste en place. D’ailleurs il vaut mieux en garder sur le capuchon pour se rappeler la couleur.

A l’usage, j’ai vraiment pris plaisir car elles ont une douceur et une subtilité ravissantes.

Je les trouve parfaites pour peindre tout ce qui a trait à la nature ou des ambiances évoquant un petit air du passé.

En séchant, certaines couleurs ont perdu de leur intensité, j’espère qu’avec le temps elles sauront résister.

Fleurs DESCHAMPS, végétales.

 

Le nuancier

Véritable ode à la nature, ces encres sentent même les plantes. Le violet de sureau en particulier qui est obtenu à partir des baies qui mûrissent à l’automne. Provenant d’arbres cultivés (pour ne pas contribuer à la déforestation de la planète), le jaune de mûrier, le fauve de quebracho, le rouge de brésil et le noir de campêche sont obtenus par décoction : de fins copeaux de bois sont mis à macérer. Pour le brou de noix, ce sont les enveloppes des fruits qui macèrent dans l’eau ; pour le turquoise d’indigo, les feuilles d’indigotier sont mises à fermenter. Le jaune de curcuma, quant à lui, est issu de la plante herbacée du même nom, originaire d’Inde qui en est encore le principal producteur. Il donne une couleur vive transparente. Enfin, le rouge de cochenille n’est pas à proprement parler une encre végétale puisqu’il est obtenu par décoction de petits insectes élevés au Mexique, les cochenilles sévissent sur les plantes dont on extrait un colorant.

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PASTEL – Ateliers Couleurs et Patrimoine

Publié le 11/08/2010 La Depêche

Albi. Ateliers Couleurs et Patrimoine

Animation avec Denis Miau

 

LA VIDEO DE L’ATELIER COULEUR ET PATRIMOINE : CLIQUEZ ICI

Les petits peintres se montrent très attentifs.

Demain aura lieu le 5e atelier « Couleurs et Patrimoine », organisé par l’association Coeur de Cité, l’Artisan Pastellier et l’Office de tourisme d’Albi. C’est Denis Miau qui animera cet après-midi découverte en association avec le guide de l’Office de tourisme d’Albi.

Au programme, le Palais de la Berbie, sous réserve de météo pluvieuse ou trop chaude car les fortes températures estivales invitent à choisir la fraîcheur des frondaisons.

Le rendez-vous est fixé à l’Office de tourisme d’Albi à 13h45 pour ceux qui se seront inscrits préalablement. Sur site, en introduction, les enfants pourront découvrir l’histoire et l’architecture avec guide et se laisseront guider par les conseils du peintre pour réaliser leur croquis. La « mise en couleurs de l’œuvre » se fera, au frais, à l’Hôtel Decazes, rue Toulouse-Lautrec, dans la magnifique cour mise gracieusement à notre disposition par la Maison de l’amitié. Un petit goûter sera offert en guise de clôture.

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PASTEL – Découvrir les secrets de fabrication du pastel

Découvrir les secrets de fabrication du pastel

LA VIDEO DE LA JOURNEE DU PASTEL : CLIQUEZ ICI

Le Tarn libre – vendredi 23 juillet 2010 – n° 30 – page 17

La dépêche du Midi – Samedi 24 juillet 2010 – page 23

L’association « Cœur de cité » en collaboration avec « L’Artisan Pastellier » organise la journée du Pastel, samedi 24 juillet dans le Vieil Alby.

Le pastel, ressource identitaire de notre pays d’Oc et facteur de développement économique régional, s’inscrit dans une démarche globale de développement durable.

Samedi 14h à 17h, devant la maison du Vieil Alby, Didier BOINNARD, « L’Artisan Pastellier », initiera aux secrets du pastel des teinturiers avec, toutes les heures, des mini-conférences et des démonstrations de teinture végétale.

Samedi 24 juillet, rue Puech Bérenguier découvrez l’histoire de cette plante mythique de l’antiquité à nos jours.

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PASTEL – Les 8 offices de tourisme à l’heure du pastel – Le Tarn Libre 16 jullet 2010 – n° 29 – page 35

Les 8 offices de tourisme à l’heure du Pastel

Le Pays de Cocagne, en partenariat avec le Comité Départemental du Tourisme du Tarn met les 8 offices de tourisme de ce territoire en réseau sur la thématique du Pastel.

Le pastel est l’image forte du Pays de Cocagne.

Aujourd’hui le Pays de Cocagne travaille sur une destination touristique « Pastel ».

Plusieurs projets sont en cours.

Dès cet été, les offices de tourisme de ce territoire vont en devenir une véritable vitrine.

En attendant que le circuit du pastel se dessine, les OTSI se positionneront comme des relais culturels forts grâce à plusieurs éléments : un aménagement spécifique des OTSI, des panneaux d’informations sont apposés à l’accueil de l’office, un dépliant français-anglais présentant le pastel d’hier et d’aujourd’hui en Pays de Cocagne, un DVD d’information en français (8mn) est présenté dans chaque office sur un écran.

Une vitrine d’exposition présente quelques produits phares en vente dans les commerces environnants et permettra ainsi de faire le lien avec l’économie locale (des produits de beauté, écharpe en soie teintée au pastel…).

La cible enfant famille étant privilégiée : chaque office a un espace enfant avec du mobilier au couleur de bleu ainsi que des jeux en bois et livres sur le pastel. Des animations pour les enfants (de 4 à 10 ans) dans le cadre d’ateliers pastel, dans la saison, chaque OTSI organisera une animation ludique et pédagogique pour les enfants sur le thème du pastel : (atelier photogramme de fleurs, atelier dessin, atelier métier à tisser).

Exposition itinérante artistique : une trentaine de panneaux représentant un photogramme réalisé avec la technique du cyanotype. Une exposition pédagogique avec l’Académie du pastel : chaque office de tourisme recevra durant quelques semaines une exposition qui a été élaborée par l’Académie des Arts et du Pastel de Toulouse.

Un puzzle a été créé, chaque office de tourisme a 3 pièces de ce puzzle.

Si l’enfant va dans chaque office de tourisme, il pourra reconstituer ce puzzle.

Formation du personnel : Le personnel des offices de tourisme a reçu une formation spécifique sur le pastel par l’Académie du Pastel afin de séduire chaque visiteur et de pouvoir l’informer au mieux.

Ce beau programme a été dévoilé à l’OTSI de Saint-Sulpice.

Les villes participantes : Lavaur, Saint-Sulpice, Lautrec, Saint Paul Cap de Joux, Puylaurens, Sorèze, Les Cammazes, Dourgne.

http://www.tourisme-lavaur.fr/

http://www.bastidecocagne-tarn.com/

http://www.tourisme.fr/office-de-tourisme/lautrec.htm/

http://www.tourisme.fr/office-de-tourisme/saint-paul-cap-de-joux.htm/

http://www.puylaurens-tourisme.fr/

http://www.ville-soreze.fr/

http://www.lescammazes-tourisme.fr/

http://www.paysdedourgne-tourisme.com/

 

Source : Le Tarn libre – vendredi 16 juillet 2010 – n°29 – page35

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A la découverte du pastel gras (1ère partie) – Pratiques des ARTS n°91 avril-mai 2010

Pratiques des ARTS n°91 avril-mai 2010, guide pratique page V

A la découverte du pastel gras (1ère partie)

L’article sur l’initiation au pastel gras a été rédigé par Pierre de MICHELIS et contient de nombreux conseils pour la pratique de cet art.

Les bâtons de pastel à l’huile de l’artisan Pastellier ont été testés, ainsi que cinq autres marques connues.

Un pastel assez tendre et très pigmenté, agréable à travailler dont le nuancier de 72 couleurs contient une grande quantité de teintes transparentes : idéal pour les glacis ou pour modifier les couleurs sans les dénaturer.

Son +
Un nuancier riche en couleurs transparentes.

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AtoutsTARN N°83 Printemps 2010

Le magazine trimestriel du conseil général du Tarn a fait un très bel article sur notre société.

AtoutsTARN N°83 Printemps 2010

Pastels tendres, pastels à l’huile, cires à cacheter, aquarelles, pigments naturels, encres pigmentées… La boutique est déjà à elle seule une curiosité.

Créé il y a maintenant un peu plus de dix ans, en 1999, l’Artisan Pastellier est né de la fusion du talent d’un ingénieur chimiste et d’un patrimoine renaissant de couleurs et teintes naturelles dans la région albigeoise.

Isatis Tinctoria, le pastel des teinturiers a été cultivé intensivement dès le douzième siècle dans le diocèse d’Albi, puis dans le triangle Albi, Toulouse, Carcassonne, région encore appelée « Pays de Cocagne », jusqu’au dix-huitième siècle. Sa culture a fait la fortune de grandes familles du Pays de Cocagne. Les feuilles travaillées en boules (appelées « cocas »), donnaient un bleu exceptionnel. Le pastel était réservé à la teinture des étoffes des plus riches ; les fonds de cuves servaient à fabriquer une peinture à base d’huile de lin pour la protection des volets, et des charrettes (bleu charron). En effet, les anciens avaient remarqué la propriété répulsive de ce bleu envers les insectes.

Bleu charron

Le pastel fut la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu’à la fin du XVIIè siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l’Extrême-Orient permette l’arrivée de l’indigo. « Le pastel est mort à l’arrivée de l’indigo, explique Didier Boinnard. L’indigo avait des propriétés colorantes beaucoup plus élevées que le pastel. » Le pastel avait même totalement disparu de ses anciennes régions de production. « C’est une plante qui revient de loin, poursuit notre artisan pastellier. Dans les années 80 (du siècle dernier) on ne savait plus à quoi ressemblait une graine de pastel. » Heureusement qu’un conservatoire permit de retrouver la graine disparue…

Didier Boinnard a pu ainsi raviver le flambeau des teintures naturelles. Dans son atelier, à Graulhet, les secrets sont bien gardés. « Nous avons un savoir-faire, nous n’avons pas forcément envie de divulguer à tout le monde nos recettes de fabrication, raconte Didier Boinnard. Notre fabrication se démarque par un savoir-faire garantissant le caractère original et artisanal de nos produits, leur qualité haut de gamme, dans le respect et la connaissance des normes environnementales européennes. Notre pastel tendre se différencie des autres pastels par sa texture, par le fait qu’il soit très doux et très tendre. On doit garder nos petits secrets pour nous. « Ainsi, Didier Boinnard n’emploie pas de solvant. Il privilégie les couleurs naturelles, mais aussi les « recettes » employées autrefois ; les matières premières sont donc majoritairement naturelles.

Un nouveau marché

Evidemment, le bleu de pastel est le produit phare de l’échoppe, sise dans le vieil Albi, à deux pas de la Cathédrale Sainte-Cécile, vu l’importance historique de ce colorant dans notre histoire locale et régionale. Mais la spécificité de l’Artisan Pastellier est de proposer à sa clientèle divers produits authentiques à base de couleurs naturelles, minérales ou végétales, déclinés en gamme pour les arts et la décoration. « Nous sommes dans ce que l’on peut appeler une niche. On intéresse les gens qui sont tentés par les couleurs un peu plus délicates, un peu plus rares. On ne produit pas de gros volumes, pas de grosses quantités, dit encore l’artisan pastellier. On veut garder un côté artisanal. » Ce qui ne l’empêche pas de raisonner en termes de marché : « Il faut réinventer le marché du pastel, comme celui de la garance, autre plante tinctoriale. Le pastel est cultivé en France, la garance aux Pays-Bas. Ces plantes commencent à recréer leur marché. Et en raison de l’augmentation du prix deu pétrole et de l’importance des normes environnementales, le prix du pastel est voisin du prix des couleurs et teintures artificielles.

« Pourquoi dès lors s’en priver. »